Il y a quelques années, quand nos deux enfants ont quitté la maison, j’ai très mal vécu le vide laissé par leur absence. C’est ce que l’on appelle le « syndrome du nid vide ». C’était une période très difficile, physiquement, moralement, une vraie « annus horribilis » où notre fils a été gravement malade. Nous avons dû euthanasier notre petite chatte peu de temps après que mon fils sorte de l’hôpital. Une douleur sans nom où j’ai vraiment compris le sens de l’expression « avoir le coeur brisé ». A cela venait s’ajouter mes problèmes de santé et des problèmes familiaux, je n’en pouvais plus !
Certes, à l’époque, je travaillais encore mais je n’avais plus la pêche, plus aucune envie, plus aucune motivation. Il fallait que je fasse quelque chose ! Je ne pouvais pas continuer comme cela, à errer comme une âme en peine ! J’ai donc décidé de m’occuper de moi et de faire ce qui me rend heureuse. J’avais besoin d’être utile à nouveau et je savais avoir assez de compassion et d’empathie à distribuer autour de moi.
Je vous décris ci-dessous ce que j’ai fait pour « m’en sortir ».
– Le bénévolat
. Les migrants
Pour effacer mes douleurs et mes idées noires, j’ai eu l’idée de m’occuper de migrants qui, eux aussi, avaient leur cortège de malheurs (bien différents des miens). J’ai rejoint un groupe très sympathique d’étudiants/d’universitaires de toutes nationalités dont certains parlaient des langues très exotiques. Mes connaissances du français et de l’anglais m’ont aidée à renseigner des Sénégalais, des Ethiopiens, des Afghans, des Nigérians sur les procédures à accomplir pour pouvoir éventuellement obtenir une autorisation de séjour. Certains étaient encore traumatisés et leurs histoires étaient parfois difficiles à entendre. A raison d’une fois par semaine, j’ai fait ce bénévolat pendant quatre ans et cela m’a beaucoup apporté sur le plan personnel et humain.
. Les animaux
Une fois par semaine pendant 4 ans, tous les dimanches matins, je suis allée m’occuper des animaux (principalement des chats) dans un refuge. Les premiers mois étaient très difficiles. Je ne sais pas comment j’ai réussi à faire cela. Je pleurais en y allant et en revenant. Mais j’ai eu le plaisir de m’occuper de chats de tous âges et j’ai passé de superbes moments avec eux. J’en ai aussi beaucoup appris sur la façon dont les humains se comportent avec les animaux car les employées du refuge me racontaient souvent leurs expériences. Maintenant, je n’éprouve plus le besoin d’y aller mais mon cœur se serre toujours lorsque je vois un chat.
Photo extraite d’Unsplash
– Le sport
Comme je souffrais énormément du dos et des hanches (je passais 8 heures par jour à l’ordinateur), j’ai décidé de me remettre au sport. Dans l’article de mon Blog
« https://un-nouvel-aspect-de-la-vie.com/aquagym-bienfaits/« ,
je parle de l’Aquagym que je pratique une fois par semaine et qui est devenu vital pour moi. J’adore être dans l’eau et je trouve extrèmement agréable le fait de faire des mouvements divers sur une musique entraînante.
Je fais aussi de l’Aqua Biking. Cette fois, il s’agit toujours de faire des exercices dans l’eau, mais sur une bicyclette et également en musique. C’est excellent pour tout le corps et j’adore cela ! Je fais aussi du Pilates, un sport qui me convient beaucoup mieux que le yoga. Et enfin, le Nordic Walking que je pratique en forêt, pas très loin de chez moi. C’est toujours un bon bol d’air et les articulations en profitent !
– L’Ayurvéda
L’hiver approchant, je n’avais aucune envie de rester de longs mois dans le froid à attendre le printemps. Sur les conseils d’une amie, je suis partie faire une cure Ayurvéda au Sri Lanka. Je la raconte d’ailleurs dans l’article de mon Blog
« https://un-nouvel-aspect-de-la-vie.com/cure-ayurvedique-au-sri-lanka-premieres-impressions/. »
Une grande première pour moi qui n’avais plus voyagé seule depuis la naissance des enfants ! Cette cure a été une révélation pour moi ! Non seulement, j’étais au soleil quand tout le monde avait froid en Allemagne (…) mais j’ai pu parler au docteur de mon mal-être (qui était à l’origine de nombreuses douleurs). J’ai passé 15 jours dans un bel environnement, j’ai rencontré des personnes sympathiques avec lesquelles j’ai beaucoup ri et discuté.
J’ai été massée avec des huiles diverses, je me suis reposée, j’ai lu, bronzé, dormi, mangé une nourriture adaptée à mon Dosha (force qui détermine les conditions de croissance, de vieillissement, de santé et de maladie d’une personne). Ce premier séjour m’a tellement plu et fait du bien physiquement et moralement que depuis, j’y retourne tous les ans !
– Les voyages
Le fait d’aller faire une cure en solo au Sri Lanka m’a redonné l’envie de voyager seule, surtout depuis que je suis à la retraite. Mon pays de prédilection pour voyager seule est vraiment le Sri Lanka. J’adore ce petit pays magnifique qui possède tant de trésors culturels, des paysages extraordinaires, une cuisine délicieuse et une population si amicale et souriante.
Depuis le départ de nos enfants, nous avons voyagé aux Seychelles, au Vietnam, Cambodge, Laos, au Rajasthan, aux Maldives, en Australie. Je parle d’ailleurs de ces voyages dans la section « 50 + et voyageuse » de mon Blog. Découvrir d’autres pays et d’autres cultures me redonne le sourire !

– Mon Blog
J’ai aussi décidé d’écrire des articles de sujets qui me passionnent dans un Blog. J’adore écrire depuis toujours. Le fait d’avoir créé ce Blog me stimule, me permet d’exprimer mes passions, me donne de la concentration, me force à chercher des articles et à m’améliorer dans leur écriture.

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Cette fameuse année, aussi pénible à vivre fût-elle, m’a finalement obligée à me recentrer sur moi, sur ce que j’aime faire. L’heure du départ des enfants arrive bien trop vite et cela peut être un choc si l’on ne s’y est préparée. C’est un peu comme la retraite où le travail cesse tout à coup. Plus d’allers-retours jusqu’au bureau, de dossiers, de collègues.
Ce sont des étapes dans la vie qu’il faut franchir et maintenant, je ne travaille plus. Je suis aussi contente d’être sortie de cette spirale infernale de tristesse, de dépression, de manque d’entrain. Toutes ces épreuves étaient peut-être un signe du destin pour me forcer à donner une autre direction à ma vie.